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Pourquoi une année européenne sur le vieillissement actif et la solidarité entre les générations ?

Publié le 14 décembre 2011

Bien souvent, l’âge est perçu comme un problème, tant à titre individuel qu’à l’échelle de la société. On oublie que le fait de pouvoir vivre aussi âgé est une réussite en soi.
L’augmentation de la proportion de personnes âgées est considérée comme un fardeau pour les jeunes travailleurs. Pourtant, aujourd’hui, la population âgée est en bien meilleure santé que les générations précédentes. Les personnes âgées possèdent également des compétences et une expérience utiles, dont les jeunes pourraient s’inspirer et profiter.
Rester actif en vieillissant, voilà la clé de la question du vieillissement démographique.

Le 6 septembre 2010, la Commission européenne a proposé de désigner l’année 2012 « année européenne du vieillissement actif ».

Cette initiative vise à améliorer les possibilités d’emploi et les conditions de travail des personnes âgées, de plus en plus nombreuses en Europe, afin de les aider à jouer un rôle actif dans la société et à encourager le vieillissement en bonne santé. Elle apparaît à l’heure où les responsables politiques européens doivent composer avec le vieillissement constant de la population et son incidence sur les services et finances publics.

Les Européens vivent actuellement en meilleure santé et plus longtemps qu’auparavant mais ce progrès met la société européenne face à une série de défis. Les projections démographiques d’Eurostat, laissent entrevoir une chute de près de 6,8 % de la population active (20,8 millions de personnes) d’ici 2030. Cela implique qu’à cet horizon, il n’y aura plus que deux personnes en âge de travailler (de 15 à 64 ans) pour subvenir aux besoins d’une personne retraitée (plus de 65 ans), au lieu de quatre personnes pour une aujourd’hui. Tandis que la population de plus de 60 ans poursuivra sa progression à raison d’environ deux millions de personnes supplémentaires par an. Le passage le plus difficile devrait être la période 2015-35, lorsque la génération du baby-boom atteindra l’âge de la retraite.

Cette évolution met en péril la durabilité des finances publiques, en particulier le financement des soins de santé et des retraites, ce qui est susceptible d’affaiblir la solidarité intergénérationnelle. Pour autant, cette vision ne tient pas compte de la contribution réelle et potentielle des personnes âgées envers la société, en particulier celles du baby-boom.