5 mars 2010
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Pourquoi ce plan ?

Chaque année en France, un enfant sur 1 000 naît avec une déficience auditive ou est dépisté en tant que tel avant l’âge de deux ans, soit 700 enfants par an.

On estime par ailleurs à 6,6 % de la population, soit 4,09 millions de personnes, le nombre de Français souffrant d’un déficit auditif, se répartissant ainsi :

  • 111 600 personnes atteintes de déficience auditive profonde (perte supérieure à 90 décibels), soit 1,8 pour mille de la population ;
  • 372 000 personnes atteintes de déficience auditive sévère (perte comprise entre 70 et 90 db), soit 0,6 % de la population ;
  • 1 300 000 personnes atteintes de déficience auditive moyenne (perte comprise entre 40 et 70 db), soit 2,10 % de la population. ;
  • 2 308 400 personnes atteintes de déficience auditive légère (perte comprise entre 20 et 40 db), soit 3,72 % de la population.

Ce public est d’une grande diversité : les personnes devenues sourdes et les personnes âgées représentent 88 % de cette population. 600 000 malentendants portent un appareil auditif. 80 000 pratiquent la langue des signes française (LSF). Les déficiences auditives sont susceptibles de retentir à la fois sur l’éducation et la scolarité, la vie professionnelle, l’ensemble de la vie sociale en raison de leur impact sur les possibilités de communiquer avec autrui.

Dans la continuité de la loi du 11 février 2005, ce plan en direction des personnes sourdes ou malentendantes vise à :

  • Améliorer la prévention, le dépistage et l’accompagnement lors de la découverte d’une déficience auditive.
  • Mieux prendre en compte la déficience auditive à tous les âges de la vie ;
  • Rendre notre société plus accessible aux personnes sourdes ou malentendantes.
A noter
Ce plan, d’une durée de trois ans, sera suivi par un comité de pilotage qui se réunira régulièrement sous l’égide du secrétaire général du Comité interministériel du Handicap.