9 décembre 2009
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Enquête sur les jeunes et les jeux vidéo

La délégation interministérielle à la famille a fait réalisé par IPSOS un sondage auprès des jeunes de 12 à 17 ans, afin d’évaluer leur pratique des jeux vidéo, les dangers éventuels qu’ils peuvent rencontrer et leur connaissance du système d’étiquetage des boîtiers PEGI / PEGI ON LINE mis en place pour les prévenir.

Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 404 enfants de cette classe d’âge, interrogés par internet du 17 au 23 novembre 2009.

Un loisir très présent dans la vie des adolescents

Premier enseignement, aujourd’hui, la quasi-totalité des enfants de 12 à 17 ans déclarent jouer aux jeux vidéo (99%) et cette pratique est soutenue : parmi les enfants utilisateurs de jeux vidéo, plus des quatre cinquièmes (83%) jouent au moins une fois par semaine. 42% y jouent tous les jours.

Deuxième enseignement, les filles jouent moins souvent que les garçons : si les adolescentes sont aussi nombreuses à jouer aux jeux vidéo que les garçons, seuls 43% d’entre elles y jouent « souvent » (contre 85% des garçons), soit la même proportion que celles qui ne jouent que « parfois » (43% contre 14% des garçons).

Un sujet de dispute plus que de discussion entre parents et enfants

Pour 73% des adolescents qui jouent aux jeux vidéo, le temps qu’ils leur consacrent est un sujet de dispute avec leurs parents. Pour plus d’un adolescent sur trois, c’est même un sujet récurrent de querelle : 6% disent que c’est « souvent le cas », et 28% « parfois ».

On note un faible intérêt des parents. Ainsi, selon les adolescents interrogés, 67% des parents ne leur parlent que parfois voire jamais des jeux vidéo auxquels ils jouent. Seuls 10% des parents jouent régulièrement aux jeux vidéo avec leur enfant, et seulement 8% restent régulièrement à côté de lui quand il joue aux jeux vidéo. L’investissement des parents diminue à mesure que l’enfant grandit.

Des adolescents exposés à des contenus choquants et inadaptés…

Plus de deux jeunes sur trois qui jouent aux jeux vidéo déclarent en effet déjà avoir été choqués par certains d’entre eux parce qu’ils étaient violents ou vulgaires (68%). Parmi eux, 2% l’ont été « souvent » et 27% « parfois ».

…mais les logiciels de contrôle parental sont peu activés

Or un logiciel de contrôle parental n’est à la connaissance des enfants installé que dans 43% des cas sur l’ordinateur qu’ils utilisent, et seulement dans 5% des cas sur leur console de jeux. Lorsque les enfants grandissent, la présence d’un logiciel de contrôle parental devient encore plus rare : seuls 34% des 15-17 ans déclarent qu’un tel logiciel est installé sur l’ordinateur qu’ils utilisent (contre 53% des 12-14 ans).

une signalétique en manque de notoriété

Le système PEGI / PEGI ON LINE permet de diminuer ce risque en indiquant sur les boîtiers des jeux les dangers éventuels et la catégorie d’âge à laquelle le jeu est destiné. Près de 2 enfants sur 3 disent en avoir entendu parler (63% dont 37% qui disent savoir vraiment de quoi il s’agit). Ce résultat est relativement encourageant dans la mesure où les enfants sont très souvent prescripteurs en matière d’achat des jeux vidéo.

Parmi les jeunes qui connaissent ce système, une majorité d’enfants déclare vérifier régulièrement qu’il convient à leur âge grâce à l’étiquetage PEGI lorsqu’ils choisissent un jeu vidéo (55%). Parmi eux, 31% le font « souvent » et 24% « parfois ». Toutefois, la proportion de jeunes connaissant cet étiquetage mais ne l’utilisant que rarement (20%) ou jamais (25%) est loin d’être négligeable. Les parents ont donc un rôle à jouer sur ce sujet, que ce soit à travers une meilleure connaissance de leur part de cet étiquetage, l’installation d’un logiciel de contrôle parental, mais aussi leur ouverture au dialogue sur ce loisir très présent dans la vie de leurs enfants.