20 novembre 2012
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Journée internationale des droits de l’enfant

La journée internationale des droits de l’enfant, mardi 20 novembre 2012, est l’occasion d’exprimer l’engagement de la République pour la défense et la promotion de ces droits et pour la protection des enfants.

Aujourd’hui le contexte de crise économique et sociale, associé aux nouvelles pratiques numériques des jeunes nous font obligation d’adapter la protection de l’enfance. A chaque génération, ses pratiques, ses droits, ses protections.

  1. Le taux de pauvreté des familles et des enfants s’est accru depuis 10 ans, portant à 2 millions en France le nombre d’enfants pauvres. Cette aggravation inacceptable sera au coeur des préoccupations de la « Conférence contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale » sous l’autorité du Premier Ministre qui se tiendra les 10 et 11 décembre prochains. Un groupe de travail présidé par Dominique Versini, ancienne Défenseure des enfants, et Pierre-Yves Madignier, président de l’association ATD Quart Monde, est consacré tout particulièrement aux familles vulnérables et à l’enfance pauvre. À l’issue de cette conférence, des propositions concrètes seront annoncées. Le taux de pauvreté des enfants en France doit reculer, c’est pour moi un impératif.
  2. L’affaire Marina a montré que la protection de l’enfance requiert la vigilance permanente de tous et une meilleure coordination des acteurs dans le domaine, notamment en matière de signalement d’enfants en danger. Une évaluation des dispositifs de la loi du 5 mars 2007 sur le signalement des enfants en danger sera nécessaire, je m’y engage. Des outils existent déjà, comme le « Allo 119 » que je visiterai demain à 10H00. Le service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger « Allo 119 » reçoit 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 les appels d’enfants en danger ou d’adultes confrontés à ce type de situations. Il les conseille et transmet lui-même, si nécessaire, les informations préoccupantes aux services départementaux.
  3. L’usage que les jeunes ont aujourd’hui des technologies numériques constitue un nouveau défi pour la protection de l’enfance, des évènements dramatiques récents l’ont montré, tel que des cas d’incitation au suicide via les réseaux sociaux. Cet usage doit nous conduire à poser des principes : respect de la vie privée, pour le jeune mais aussi pour ses proches, effectivité de ses droits par une protection qui s’adapte aux évolutions. Je mettrai en place un groupe de travail associant parents, institutionnels, professionnels qui fera des propositions sur le rôle des pouvoirs publics dans la définition des droits des mineurs.

Plus que jamais il est urgent d’agir quand on sait que 92% des enfants en France utilisent les réseaux sociaux et passent en moyenne 2 heures par jour sur internet.

Voir également :